Causes de l’arthrose du gros orteil
Dans la majorité des cas, l’arthrose du gros orteil survient quand le gros orteil est plus grand que les autres orteils. Il est alors soumis à plus de pression lors de la marche. Cette pression détruit graduellement l’articulation métatarsophalangienne situé à l’avant-dernière du gros orteil. Une entorse au gros orteil peut aussi provoquer l’arthrose. La marche devient douloureuse et sa mobilité se réduit petit à petit. Le port de chaussure est gêné par la bosse osseuse sur le dos de l’articulation métatarsophalangienne. Une opération chirurgicale peut arrêter la destruction du cartilage. Au cas où elle est trop douloureuse, les anti-inflammatoires et le port de chaussures orthopédiques soulagent.
Les interventions chirurgicales
L’ostéotomie est une intervention remboursée par la mutuelle santé. Elle permet de raccourcir un gros orteil trop long. L’opération consiste à enlever un fragment de l’os phalangien métatarsien. La pression sur le gros orteil est ainsi réduite pendant la marche. Dans le cas d’une arthrose provoquée par un traumatisme, le cartilage endommagé et la synoviale sont enlevés pour freiner l’extension de l’affection. Il arrive que le blocage de l’articulation soit nécessaire si la destruction articulaire a trop progressée. Cette opération améliore la marche et permet le port de talent. Toutefois, elle modère la pratique sportive. La pose de deux types de prothèse est aussi possible : la première est fixe et la deuxième est mobile, elle permet une meilleure mobilité.
Le déroulement de l’opération et la rééducation
L’anesthésie lors d’une opération sur l’arthrose du gros orteil peut être loco-régional ou rachidienne ou générale en fonction de l’état d’esprit du patient. L’opération prend une demi-heure environ. Il est nécessaire de rester trois nuits à l’hôpital pour modérer la douleur. S’il y a complication, il faut rester plus longtemps. Les trois semaines suivantes, porter des chaussures adaptées permettent de loger le pansement. Le kinésithérapeute spécialisé peut aider le patient dans sa rééducation dès que la plaie est cicatrisée. Chez l’adulte, les séances de kinésithérapie sont généralement de 60% à 80% à la charge de la sécurité sociale, le reste étant assuré par la mutuelle familiale du patient.